Réunion
du 6 février 2008 -
Developpement des mobilites - VASTE PLAN SOCIAL
« La
mobilité des fonctionnaires est une priorité gouvernementale » a encore
déclaré le Premier ministre ce lundi 5 février 2008.
Afin de
mettre les actes en concordances avec les termes du discours du Président de la République à Nantes, le
gouvernement a rédigé un projet de loi et plusieurs projets de décrets portant
sur la mobilité.
La volonté
affichée est de faire de la mobilité un élément essentiel de gestion des
carrières des fonctionnaires : « demain, tout sera possible » !
- Mobilité
entre les trois fonctions publiques
- intégration
directe dans le corps ou cadre d'emplois plutôt que le détachement
- ouverture
des corps de militaires aux fonctionnaires civils
- accompagnements
financiers
- généralisation
du cumul d'emplois à temps non complet
- recours
à l'intérim
Toutes ces
mesures n'ont qu'un seul objectif : la mise en place d'un plan social
dans la fonction publique afin d'accompagner les suppressions de postes !
Après
chaque fermeture d'établissement, chaque réorganisation de direction ou de
service, le fonctionnaire sera contraint
de bouger, s'il ne veut pas être remercié.
Pour s'en
convaincre, il suffit de se reporter à l'article 7 du projet de loi portant sur
le bénéfice de la réorientation professionnelle. Ce dernier stipule que « La
réorientation est la situation statutaire dans laquelle un fonctionnaire privé
d'affectation par suite d'une suppression ou d'une modification substantielle
de son emploi, bénéficie d'accompagnements organisés par son
administration dans le cadre d'une convention ».
A l'issue
d'une période qui ne peut excéder deux ans, l'agent n'aura que la possibilité
d'accepter le poste proposé par l'administration, à défaut, il sera placé
d'office en disponibilité.
Tant sur la
forme que sur le fond, le passage en force semble être la méthode
gouvernementale. En conséquence, les organisations syndicales : FO - CGT
et FSU ont décidé de ne pas participer aux réunions des 6 et 7 février 2007
(voir communiqué page 2)
Fait à
PARIS, le 6 février 2008
DECLARATION DES ORGANISATIONS CGT - FO - FSU
Les organisations FO, CGT, FSU dénoncent :
-
l'absence de concertation véritable sur les projets de
texte qui doivent être examinés aujourd'hui 6 février. Les délais de
transmission des documents, moins de 48 h, l'illustrent. Des mesures
unanimement rejetées il y a à peine un an sont reprises par le projet de loi et
amplifiées, comme la situation de multi-employeurs.
- La revalorisation des HS est d'un côté présentée comme
faisant partie du dossier salarial, de l'autre des projets de décret
« arbitrés » nous sont soumis.
Sur le fond du dossier : nous
dénonçons l'extension des possibilités du recours aux CDD et l'introduction du
recours aux agences d'intérim, prétendant ainsi « limiter la
reconstitution d'un volume d'emplois précaires ». La mobilité
recherchée est celle des personnels dont les missions ou les emplois seront
supprimés dans le cadre de la
RGPP, dossier présenté par le Premier ministre comme
prioritaire, et de fait non négociable.
Alors que le contentieux salarial persiste
et n'est en rien résolu par l'annonce d'une augmentation du point d'indice de
0.5 % au 1er mars (soit 0.44% en moyenne sur l'année), ce passage en
force est inacceptable.
Les organisations décident de ne pas
participer aux réunions des 6 et 7 février, la première déclinant notamment un
plan social accompagnant les suppressions d'emploi, la seconde étant prématurée
avant la rencontre salariale du 18 février.
Fait à Paris, le 6 février
2008
Organisations présentes : FO
- CFTC - FSU - CGT - UNSA - CGC
Organisations quittant la séance : FO - CFTC - FSU - CGT - UNSA
La CFDT n'étant pas venue,
ayant fait savoir que ce dossier devait faire l'objet d'une négociation et non
d'une concertation.
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RGPP : Révision Générale des Politiques Publiques