Conférence sur le pouvoir d'achat du 18 octobre 2007


L'Union interfédérale des agents de la fonction publique FORCE OUVRIERE a, dès l'ouverture de la conférence sur le pouvoir d'achat, et dans la continuité de la demande de la Confédération FORCE OUVRIERE au Premier ministre (document ci-joint), rappelé son exigence première : augmentation de la valeur du point d'indice pour l'année 2007.

Rappelant que le socle commun à l'ensemble des fonctionnaires est le point d'indice, il n'est pas tolérable de repousser à 2008 cette négociation pour une augmentation.

De plus, l'UIAFP - FO a rappelé ses autres exigences de discussions, notamment sur :

  • La grille indiciaire, en partant d'une revalorisation importante du minimum de rémunération et offrant ensuite de véritables déroulements de carrières pour l'ensemble des fonctionnaires,
  • L'amélioration et la généralisation, à tous, de l'indemnité de résidence, de la prise en charge des transports, etc.


Pour l'UIAFP - FO, le pouvoir d'achat, c'est prioritaire pour tous, et cela doit se traduire pécuniairement sur la feuille de paye, le plus rapidement possible et nous entendons tout mettre en œuvre pour qu'il en soit ainsi.

Dernière minute :

Monsieur Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, a annoncé une rencontre d'ici fin octobre « pour voir ce qui est possible de faire en 2007 ».

Assez d'effets d'annonces, les personnels attendent une réelle revalorisation de leur traitement de base
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Fait à PARIS, le 9 octobre 2007



Pouvoir d'achat : lettre ouverte au Premier Ministre

Paris, le 5 octobre 2007


Monsieur le Premier Ministre,


L'augmentation du pouvoir d'achat des salaires, retraites et minima sociaux est une priorité sociale et économique fortement attendue tant dans le public que le privé.


Outre le fait qu'elle relève d'une question de dignité, elle constitue un des éléments clefs permettant à l'économie française, via la consommation, d'atteindre des taux de croissance économique plus élevés, sources de créations d'emplois et de recettes fiscales et sociales plus fortes.


Pour la confédération Force Ouvrière l'augmentation du pouvoir d'achat ne peut être renvoyée à l'obligation de travailler plus ou à une baisse des prix. Elle est rendue d'autant plus nécessaire que la proportion des dépenses dites contraintes dans les budgets des ménages ne cesse d'augmenter et que les prix des services et de nombre de produits de consommation courante se sont assez fortement accrus.


Elle suppose en particulier une négociation salariale dynamique dans le public comme dans le privé.


S'agissant du public, l'Etat est en position d'employeur. Il est donc impératif que s'ouvrent rapidement des négociations avec les fédérations syndicales concernées pour, outre le contentieux existant, que l'année 2007 ne soit pas une année blanche, sans augmentation du point d'indice.


Nous vous rappelons, en effet, que l'augmentation de 0,8% en février 2007 a été faite au titre de l'année 2006, ce que confirment les courriers ministériels en notre possession.


S'agissant du secteur privé, Force Ouvrière revendique en particulier :


  • le maintien de la responsabilité des pouvoirs publics dans la fixation du Smic.


Concernant le niveau du Smic, nous tenons à souligner qu'en fixant dans le projet de loi sur l'immigration à 1,2 Smic le minimum nécessaire dans le cadre du regroupement familial, le gouvernement reconnaît implicitement que le niveau actuel du Smic est insuffisant.


  • L'introduction dans le code du travail d'une obligation de négociation rapide (clause de rendez-vous automatique) dans les branches sur les minima salariaux après toute augmentation du Smic.


  • Le conditionnement des aides sociales et fiscales aux entreprises à l'existence d'accords salariaux dans les entreprises et les branches.


La réponse à ces différentes revendications relève de la décision des pouvoirs publics.


Pour la confédération Force ouvrière, il ne saurait être question que le gouvernement attende la fin des travaux de la conférence emploi/pouvoir d'achat prévue pour avril 2008 pour éventuellement se positionner.


Les salariés attendent des réponses rapides et, s'agissant de Force Ouvrière, nous entendons mettre tout en œuvre pour qu'il en soit ainsi.


Je vous prie de croire, Monsieur le Premier Ministre, à l'expression de mes sincères salutations.


Jean-Claude MAILLY
Secrétaire Général