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Posté le 13/03/2017

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La fédération des fonctionnaires Force ouvrière en congrès à Arras : « Défendre le service public »

La fédération des fonctionnaires Force ouvrière en congrès à Arras : « Défendre le service public »

FGF FO (tous les fonctionnaires d’État excepté les hospitaliers et les territoriaux) tient son congrès à Arras, de lundi à vendredi, à l’Atria Mercure. L’occasion pour plus de trois cents délégués de toutes les régions de faire le point sur les statuts à défendre, le service public de proximité… Entretien avec le secrétaire général, Christian Grolier.

Pourquoi avoir choisi Arras ?

« C’est près de Paris et nous avions besoin d’une salle plus petite pour accueillir nos délégués. Cela fait aussi une quinzaine d’années que nous ne sommes pas venus dans la région. »

Vous représentez les enseignants, policiers, l’équipement, l’écologie, les finances, la défense… Êtes-vous, vous aussi, confrontés à la « désyndicalisation » ?

« Nous ne communiquons pas sur le nombre de nos adhérents. Ces dernières années les syndicats ont plus volontiers cherché les électeurs que les adhérents. C’est une erreur car un adhérent, c’est un électeur assuré. FO est la première organisation syndicale dans ce versant de la fonction publique et notre syndicalisation n’a pas baissé depuis 2013. »

Quels sont les grands chantiers qui seront évoqués à Arras ?

« Les revendications porteront d’abord sur la défense du statut des fonctionnaires. Il souffre d’une image péjorative : celle d’une sécurité de l’emploi. Or, un fonctionnaire peut être révoqué et il lui est interdit de faire un second boulot (sauf dérogation) pour compléter son salaire. Il faut garantir l’égalité des droits des usagers et des agents. Défendre la fonction publique, c’est défendre la République. Après deux ans de négos, les avancées sur les carrières des fonctionnaires sont très loin de ce qu’on attendait. Il faut défendre l’attractivité du fonctionnariat. On embauche actuellement des jeunes surdiplômés, légèrement au-dessus du SMIC. Ce n’est pas normal. Autre point, le service public de proximité. Il semble que l’on prenne enfin conscience de ce manque après les fermetures des bureaux de poste, des trésoreries… On revient à des maisons de services au public. Nous soutenons cette démarche mais nous restons attentifs aux choix qui sont faits. On ne doit pas tout mélanger… Ni galvauder le statut et la fonction. »

Avec Jean-Claude Mailly

Du 13 au 17 mars, à Arras. Jean-Claude Mailly, secrétaire général de FO est attendu jeudi matin. Les congressistes recevront également le secrétaire général de la fonction publique territoriale et hospitalière, Yves Kottelat.

Un contexte particulier: les élections

Ce congrès est placé dans un contexte particulier, à quelques semaines des élections présidentielles. Comme c’est le cas à chaque élection, FO ne donnera aucune consigne de vote, ni au premier ni au second tour, quels que soient les candidats en lice. Le syndicat qui s’est écarté de la CGT pour se dégager de l’emprise du parti communiste, tient à garder sa liberté. «  Nous sommes tous attachés à l’indépendance syndicale  », souligne Christian Grolier.

Cette indépendance permet de présenter ses revendications avec la même force, quel que soit le parti politique au pouvoir. Il ne faudra donc pas s’attendre à une prise de position ou à des discussions officielles à ce sujet au cours de ce congrès national. «  C’est dans ce cadre que le congrès devra s’exprimer sur le mandat écoulé et établir les résolutions revendicatives qui seront la feuille de route de la fédération pour les trois ans à venir  », souligne le syndicat.

Par Nicolas André | 

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