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Fonctionnaires : le casse-tête du geste de solidarité des plus aisés
Posté le 12/05/2014
 

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Fonctionnaires : le casse-tête du geste de solidarité des plus aisés

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Lancée par Marylise Lebranchu, l'idée d'un « geste de solidarité » des hauts fonctionnaires a du plomb dans l'aile.

La valeur d'exemplarité est mise à rude épreuve. Mi-mars, la ministre de la Fonction publique, Marylise Lebranchu, avait lancé l'idée que l'effort salarial ne devrait pas peser sur tous les fonctionnaires de la même façon. « Si un nouvel effort devait être demandé aux fonctionnaires, il faudrait peut-être que seuls les mieux payés soient mis à contribution », avait-elle affirmé, évoquant une hausse pour eux de la contribution exceptionnelle de solidarité. Ce prélèvement de 1 % que tous les agents versent pour financer l'indemnisation des chômeurs en fin de droits. Le 17 avril, encore, la ministre, qui, comme ses homologues, a réduit de 30 % son salaire à l'été 2012, appelait les fonctionnaires les mieux payés à« un geste de solidarité ».

Mais, avec le changement de Premier ministre, le dossier a été distancé par la réforme du mille-feuille territorial. Pas sûr qu'il revienne en haut de la pile. La mesure est en effet symbolique : l'enjeu budgétaire est limité. Des économies sur les salaires des fonctionnaires les mieux payés ne rapportent pas grand-chose au regard des 50 milliards que l'Etat doit trouver. Les calculettes qui ont tourné l'ont confirmé s'il en était besoin. Selon nos informations, doubler la contribution exceptionnelle de solidarité pour les agents gagnant au moins 100.000 euros brut par an (soit jusqu'aux sous-directeurs d'administration centrale) rapporterait 180 millions d'euros. Plafonner les salaires des quelque 500 fonctionnaires de l'Etat qui gagnent plus que les ministres, soit 180.000 euros brut annuels, rapporterait moins de 10 millions. Se limiter aux 66 hauts fonctionnaires qui gagnent au moins 250.000 euros par an aurait un effet encore plus ténu.

Bercy, d'ordinaire friand de toute économie, n'est pas demandeur. Au contraire. On ne peut s'empêcher de remarquer que, si les Affaires étrangères sont le plus concernées, avec près de 250 postes dans le demi-millier de fonctionnaires les mieux payés de l'Etat, l'Economie et les Finances occupent la seconde place, avec autour de 150 personnes concernées. Sans compter les quelque 50 postes d'expansion économiques, passés sous la tutelle de Laurent Fabius récemment.

Effet démobilisateur

Mais, au-delà de ce constat, une économie sur les salaires des hauts fonctionnaires serait de l'ordre du symbolique, reconnaît-on au gouvernement. Elle le serait pour les autres fonctionnaires, soumis à une diète prolongée avec l'annonce par Manuel Valls de la poursuite du gel du point d'indice jusqu'en 2017. Mais on imagine mal que l'exemplarité calme la colère, alors que la mobilisation de jeudi sur les salaires à l'appel de tous leurs syndicats s'annonce forte. Elle le serait pour l'opinion publique mais avec un impact incertain du fait de la montée de réflexes antifiscaux.

L'Elysée comme Matignon sont donc très hésitants pour ne pas dire réticents. Pour les hauts fonctionnaires eux-mêmes, la mesure pourrait avoir un effet démobilisateur, alors qu'on a « besoin d'eux pour faire les réformes », reconnaît un acteur de la réforme de l'Etat, quand la concurrence avec le privé est sans appel côté salarial.

Une autre piste est donc en train d'émerger du côté de Marylise Lebranchu : celle de pratiquer la transparence sur les rémunérations comme le ministère de l'Education vient de le faire. « On verrait que ceux qui sont le mieux payés ne sont pas forcément ceux qui ont le plus de responsabilités », commente un... haut fonctionnaire.

Leïla de Comarmond
 

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