DOUBLE PROVOCATION DU GOUVERNEMENT VIS-A-VIS DES FONCTIONNAIRES SACRIFIES...
UNE FOIS DE PLUS

Dans son courrier adressé aux organisations syndicales de fonctionnaires, le 5 février 2008 au soir (reçu en main propre le 6 février à 11 h 30), le gouvernement propose une augmentation de la valeur du point d'indice de + 0,5 % au 1er mars 2008 !

Cette proposition, certes d'entrée en négociations, est bien ridicule par rapport à l'inflation réelle de 2007 (+ 2,6 % au 31 décembre 2007) et celle prévue (par le gouvernement !) de + 1,6 % pour 2008 !!!

Cela s'appelle du mépris vis-à-vis des serviteurs de l'Etat, de l'hôpital et des collectivités locales, et ce, alors que les responsables politiques mettent eux-mêmes en avant la nécessité du maintien et de la progression du pouvoir d'achat.

La deuxième des provocations est celle consistant à faire croire que la rémunération moyenne des fonctionnaires va augmenter de + 3,7 % en 2008 !

Ils essayent de battre, en matière idéologique, les propos de M. Renaud Dutreil qui, en 2004, expliquait qu'avec + 0,5 %, les fonctionnaires gagnaient, en moyenne, 4 % !

Le dialogue social n'est possible que lorsque les deux parties sont au moins honnêtes...

Durant les travaux de la conférence sur le pouvoir d'achat, le principe de « rémunération moyenne des personnes présentes - RMPP » avait été reconnu comme ne reflétant pas la réalité... mais le gouvernement continue de l'utiliser dès la 1ère ligne du document !

FO continue à exiger :

- Une revalorisation importante, dès le 1er janvier 2008, de la valeur du point d'indice, en intégrant les chiffres annoncés par le gouvernement sur l'évolution future des prix (1,6 %)
- Le rattrapage immédiat des pertes de pouvoir d'achat subies, particulièrement en 2007
- La reconstruction complète de la grille indiciaire commune de la Fonction publique.

Et c'est dans cet état d'esprit que l'UIAFP - FO portera, dès aujourd'hui auprès du gouvernement, les revendications des fonctionnaires et agents publics en refusant les slogans gouvernementaux « Moins de fonctionnaires, mais mieux payés » et « Travailler plus pour gagner plus ».

Si, lors des négociations à venir (18 février), le gouvernement persiste dans son choix de sacrifier les personnels de la Fonction publique à l'austérité budgétaire, il en portera la responsabilité et nous en tirerons toutes les conséquences.


Fait à PARIS, le 6 février 2008