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génération (année de liquidation) |
1938 (2003) |
1955(2020) |
1985(2050) |
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non cadre du secteur privé |
CNAV |
55,90% |
51,80% |
50,10% |
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ARRCO* |
27,60% |
25% |
23,30% |
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total |
83,60% |
76,80% |
73,50% |
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cadre du secteur privé |
CNAV |
26,90% |
23,80% |
23,10% |
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ARRCO+AGIRC* |
11,8%+25,4% |
10,1%+22,8% |
8,9%+21,2% |
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total |
64,10% |
56,70% |
53,20% |
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fonctionnaire |
FPE ou CNRACL |
68,70% |
67,10% |
66,30% |
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taux de prime :20% |
RAFP |
0,00% |
1,40% |
2,90% |
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total |
68,70% |
68,50% |
69,20 |
Source : 3e rapport du COR (2006), Retraites
: perspectives 2020 et 2050.
Les valeurs d'achat et de service du point
sont supposées être indexées sur les prix en projection.
Selon les catégories d'agents :


Dès lors qu'un tel scénario serait validé,
nous pouvons décemment nous interroger sur l'avenir de la retraite additionnelle
de la fonction publique.
Le RAFP créé en 2005
permet aux agents de cotiser sur une partie de leurs primes. Mais de façon très
limitée car pour les agents dont la rémunération accessoire est supérieure à 20
%, la part des primes non prises en compte dans l'assiette RAFP est en moyenne
égale à 56 %, Et cela pour un
rendement très faible !
Le tableau
ci-dessous montre que pour un fonctionnaire né en 1985 et partant en retraite
en 2050, une cotisation au RAFP toute sa carrière sur un taux de primes de 20 %
ne participerait qu'à moins de 3 points en terme de taux de remplacement (2,9 %
voir tableau alors que la chute du taux de replacement sans les primes est
d'environ 15 points. Un déplafonnement du RAFP au-delà des 20 % serait une
ineptie au vu des capacités à générer un revenu en proportion de la cotisation.

Pour la FGF-FO, la réponse à cette situation, dont on ne rappellera jamais assez qu'elle n'est pas satisfaisante, ne passe pas par un régime additionnel ou complémentaire et encore moins par un régime par capitalisation, fût-il provisionné. Mais par une intégration des primes et indemnités dans le traitement indiciaire. Ceci afin de fournir dans le cadre du code des pensions un taux de remplacement en rapport avec la réalité de la feuille de paie !
Dans son communiqué du 3 février l'UIAFP-FO a rejeté toute réforme systémique qui remplacerait la garantie collective offerte par le CPCM par une retraite individualisée et aléatoire calculée sur une rémunération globale incertaine.
Pour preuve, l'étude sur les effets de l'application des règles de calcul des retraites du secteur privé aux fonctionnaires liquidant leur pension dans le secteur public présenté à la demande du secrétariat général du Conseil d'Orientation des Retraites par Magali Beffy et Didier Blanchet (INSEE). Octobre 2009. L'outil retenu est le simulateur DESTINIE.
Deux hypothèses ont été retenues. Dans la première le salaire brut aurait été le même tout au long de sa carrière. Dans la seconde, au contraire, c'est le salaire net qui aurait été identique. Selon ces hypothèses, le changement de règle conduirait à des baisses moyennes de pension de 10%, voire de 20 %.
Le mouvement général de baisse n'empêcherait pas une minorité de percevoir une retraite plus élevée suite au changement de règle : 12,6% à âge de la retraite inchangé et près de 25% à âge de la retraite variable. (Ces cas sont ceux de fonctionnaires à taux de prime élevé, pour qui l'intégration des primes dans le calcul de la retraite ferait plus que compenser les facteurs à effet négatif.) »
« À âge de liquidation inchangé, les pensions brutes des anciens salariés du public seraient plus basses d'environ 20% si elles étaient recalculées selon les règles du secteur privé, aussi bien en moyenne qu'en médiane. Avec ajustement de l'âge de liquidation, la baisse serait moindre. Elle serait du même ordre de grandeur en valeur médiane et en valeur moyenne, de l'ordre de 11 à 12%. Ceci serait obtenu à travers une hausse de l'âge de liquidation de 1,7 année. »
Pour vérifier la simulation DESTINIE, les résultats ont été confrontés avec m@rel le simulateur du GIP INFORETRAITE, sur quelques exemples de carrière.
Dans le scénario DESTINIE, il est supposé que les primes, non génératrices de droits avec les règles du public, le deviennent avec les règles du privé. Dans celui de m@rel, il s'agit d'une carrière sans primes. Lorsque la retraite est recalculée avec les règles du secteur privé, on suppose que l'individu est un non-cadre.

Passer sur un calcul des 25 meilleures années, y compris avec les primes, outre le fait que cela n'a pas de sens dans une logique de carrière ascendante, entraîne une baisse majeure des pensions.
Notamment parce que dans la fonction publique de l'Etat les cadres sont sur représentés par rapport au privé (49,7% dans la FPE contre 16% dans le privé) notamment du fait de la proportion des enseignants dans les effectifs mais aussi de la tendance constatée d'un accroissement supérieur de la catégorie A par rapport aux autres. En effet, malgré la baisse des recrutements (-15% selon « Faits et chiffres 2007-2008 du rapport de la Fonction publique », dont -23% d'enseignants), la catégorie A représente encore 69% des recrutés. Toute chose étant égale par ailleurs, les carrières s'en trouvent plus courtes par rapport aux autres versants.
Pour la FGF-FO, comme en 2003, l'équité s'avère le prétexte à entreprendre une réforme dont l'objectif est comptable et budgétaire. Une fois de plus les fonctionnaires sont la variable d'ajustement des finances publiques.
Pour Force ouvrière, la question des retraites doit avant tout s'aborder sous l'angle du niveau de remplacement afin de garantir des conditions de vie dignes et en rapport avec les revenus d'activité. C'est pourquoi nous n'accepterons pas de repousser l'âge de départ, d'augmenter la durée d'assurance, ou de modifier la règle des 6 mois avec un taux de 75%.