Revue stratégique 2035 - 2050, pour FO, c'est toujours NON !
À l’occasion de la nouvelle réunion consacrée à la revue stratégique de la Fonction publique à l’horizon 2035-2050, FO dénonce une approche gouvernementale déconnectée des urgences sociales.
Alors que les agents publics subissent de plein fouet la baisse du pouvoir d’achat et les effets de réformes destructrices du statut, le gouvernement persiste dans une logique de projection lointaine sans répondre aux besoins immédiats.
FO réaffirme son opposition à cette orientation et exige l’ouverture sans délai de véritables négociations salariales ainsi que l’abrogation de la loi de transformation de la Fonction publique.
Revue stratégique 2035 - 2050, pour FO, c'est toujours NON !
5 mai 2026
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Le 4 mai, la DGAFP tenait sa 2ème réunion sur la revue stratégique de la Fonction publique pour 2035 – 2050. Au-delà d’objectifs très incertains à si long terme, la DGAFP et le gouvernement s’obstinent à ignorer les mesures urgentes et nécessaires à mettre en place notamment en matière de pouvoir d’achat. La relance de l’inflation, l’explosion des coûts de l’énergie et des carburants continuent de laisser ce gouvernement sans réaction. Gouvernement qui ose continuer de parler d’attractivité d’emploi public alors qu’il casse les fondamentaux du statut général des fonctionnaires.
Cette nouvelle réunion se résume à une synthèse et un bilan de la Loi de transformation de la Fonction publique dont les conséquences sont en totale contradiction avec de prétendus objectifs du gouvernement : meilleur dialogue social, simplification des ressources humaines ou encore mobilité choisie. Rappelons que cette Loi c’est la suppression des CHSCT, la fin des compétences des CAP, le recours accru aux contractuels, le CDD de projet ou encore la rupture conventionnelle.
En résumé, la précarité et la perte continue du pouvoir d’achat.
Toutes les organisations syndicales représentatives avaient voté contre ce projet de Loi. FO ne veut ni synthèse, ni bilan mais revendique l’abrogation de cette Loi et l’ouverture immédiate de négociations salariales.