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LE LIEN N° 126
Posté le 11/01/2018
 

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LE LIEN N° 126

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Résister et lutter à tous les niveaux !

En quelques mois, le nouveau Président de la République et son Gouvernement ont engagé des attaques sans précédent contre notre modèle social.

Bien entendu, et sans surprise, les mauvais coups contre le service public et la Fonction publique se sont poursuivis, avec notamment pour 2018, le gel de la valeur du point d’indice et la réinstauration du jour de carence en cas d’arrêt maladie. De plus, ce Gouvernement s’inscrit encore plus que ses prédécesseurs, dans le dogme de la réduction de la dépense publique et annonce la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires sur le quinquennat.

L’autre sujet étant l’augmentation de la CSG compensée de manière différente dans le secteur public par rapport au secteur privé. Dans le secteur privé, l’augmentation de 1,7% de la CSG sera compensée par la suppressions des cotisations salariales de l’assurance maladie (0,75%) et de la contribution de retour à l’emploi (2,4%). Le total des suppressions des cotisations permet au gouvernement d’afficher une augmentation du pouvoir d’achat pour les salariés du privé, mais la fiscalisation de la protection sociale par l’impôt va soumettre celle-ci aux contraintes budgétaires. Ainsi, il y fort à craindre à terme une diminution des remboursements de la sécurité de la sécurité sociale et des droits des salariés privés d’emploi.

Pour le public, les choses sont différentes notamment pour les fonctionnaires à statut qui n’ont pas de cotisations. Ainsi la contribution exceptionnelle de solidarité sera supprimée et une indemnité forfaitaire viendra s’ajouter pour simplement compenser la hausse de la CSG. De fait, il n’y aura aucune augmentation du pouvoir d’achat, et ce système n’est pas pérenne.

Pour les retraités, c’est la peine maximale car au-dessus d’une pension de 1 200 euros par mois, il y aura l’application sèche de 1,7% de CSG, donc une nouvelle baisse conséquente de leur pouvoir d’achat.

Cette remise en cause de notre salarie différée risque de se poursuivre. En effet, la réforme à venir des retraites dont les premières réunions de méthode débutent fin novembre avec le Gouvernement tend à vouloir instaurer un régime universel privé-public. Dans l’attente de connaitre les différents scenarii et les paramètres de ce projet, il est évident que nous devons nous préparer à tous les niveaux de notre organisation.

Dans le public, malgré les différences connues entre le CAS pensions des fonctionnaires de l’Etat, et la CNRACL des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers, ou le Fond spécial de pensions des ouvriers de l’Etat, de nombreux points nous rassemblent avec l’Ircantec et l’Erafp notamment.

C’est pourquoi, nous devons continuer de développer le travail en commun entre la FGF-FO et la FSPS-FO sur tous ces sujets transversaux tant chez les actifs que chez les retraités.

C’est pourquoi, nous devons également continuer de porter nos revendications dans le cadre des concertations et/ou négociations et quand nous ne sommes pas entendus, donner les moyens aux salariés du privé comme aux agents du public de pouvoir exprimer leur mécontentement en mettant en place le rapport de force.

Il en est de la responsabilité du syndicalisme libre et indépendant que porte Force Ouvrière.

Dans l’attente de ces futurs combats à mener pour défendre notre modèle social, je vous souhaite avec le Secrétaire Général de l’UFR et tout son bureau d’excellentes fêtes de fin d’année.

 

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